Naî-être

Afin de renoncer à révéler l’autre à lui(elle)-même.

A cet homme qui n’est pas prêt à être celui qu’il est pourtant au plus profond de lui-même. Et à travers lui, à tous ces hommes et ces femmes qui n’ont jamais été prêt(e)s à naî-être à eux(elles)-mêmes.

A tous ceux et celles qui n’ont pu faire corps avec leur âme. N’ont pu s’unifier pour se (re)trouver et (re)devenir la meilleure version d’eux(elles)-mêmes. N’ont pu être ni père, ni frère, ni ami, ni compagnon. Ni Homme… Ni mère, ni soeur, ni amie, ni épouse. Ni femme.

À la petite fille qui a tant espéré, attendu, patienté. Qui a tant bataillé pour révéler le parent, l’amoureux, l’époux… À la femme qu’elle était prête à être. Et qui naî-est aujourd’hui.

Renoncer à révéler l’autre à lui-même.
Couper le lien.
Naî-tre à soi-même.

À D.